Le Fanfaron et Un Monde Parfait, accélérer pour se dépasser

Deux enfants qui font « coucou » à des automobilistes depuis l’arrière d’un véhicule : l’un apparaît à la fin du Fanfaron (Il Sorpasso, 1962) de Dino Risi, comme un au-revoir à l’existence adressé à Roberto (Jean-Louis Trintignant) ; l’autre est Philip (T.J. Lowther), l’enfant au costume de Casper pris en otage dans Un Monde Parfait (A Perfect World, 1993) de Clint Eastwood. Voici deux road-movies masculins, deux récits initiatiques où la voiture devient l’outil de dépassement de soi, où la route parcourue devient un trajet de vie. Deux films très différents par leur origine, leur style et leur ton, mais qui prennent tous deux pour cadre les années 60, et dans lesquels le dépassement de soi du voyage initiatique intimiste trouve son écho dans la société, puisque cette décennie marque, en Italie tout comme aux États-Unis, une époque de croissance effrénée, de boom de l’industrie et de la consommation qu’incarnait à elle seule l’automobile.

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