Inception, le temps rêvé du cinéma

Le film Inception (Christopher Nolan, 2010) marque une certaine influence de l’écrivain de science-fiction Philip K. Dick en raison de son sujet (la pénétration dans les rêves d’un individu pour le manipuler), comme cela a été relevée par de nombreux critiques. L’auteur d’Inception préfère évoquer Jorge Luis Borges. La comparaison du film avec Paprika, vertigineux film d’animation de Satoshi Kon sorti un an auparavant, au postulat similaire, rend la vision du film de Christopher Nolan un peu frustrante, car ses rêves manquent de folie et de fantasmes, bien loin de ceux mis en scène par le cinéaste Japonais ou par Terry Gilliam. Les rêves du film Inception s’inscrivent dans une logique qui a besoin de règles pour exister. Bien plus qu’un film sur le monde des rêves, c’est un film sur le monde réel, selon deux régimes : le monde réel tel qu’il est représenté au cinéma, dans les films hollywoodiens en particulier ; et à travers cela, par un détour, le cinéaste figure notre propre monde. En effet, le spectateur appréciera avec jubilation Inception s’il accepte ce postulat : le rêve est un film, le film est un rêve.

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