Inception de Christopher Nolan

Inception, Donnie Darko et les boucles impossibles d’Escher

Le critique Albert Flocon écrivait à propos de l’œuvre du dessinateur et graveur M.C. Escher, en 1965 : « Son œuvre ajoute à l’excitation esthétique, toujours quelque peu passive, l’excitation intellectuelle d’y découvrir une structuration rigoureuse qui contredit l’expérience quotidienne et la met en question. Des notions aussi solidement établies que le haut et la bas, l’intérieur et l’extérieur, la droite et la gauche, le proche et le lointain se révèlent toutes relatives, interchangeables à plaisir. Des liaisons toutes neuves entre points, surfaces et volumes, entre causes et effets, donnent ici une topologie combinatoire qui fait surgir d’étranges mondes parfaitement possibles. » (Bruno Ernst, Le Miroir magique de M.C. Escher, Köln, Éditions Taschen, traduction de Jeanne Renault, 2007)

Les deux film évoqués dans cet article, Donnie Darko et Inception (Christopher Nolan, 2010) font référence à Escher et provoquent une même excitation intellectuelle que les œuvres de ce dernier, par des moyens différents. Ces deux films traitant de mondes virtuels ont en commun des personnages qui errent respectivement entre vie et mort, entre veille et sommeil, qui sont menacés d’être engloutis dans un espace-temps inaccessible au terme de la mécanique implacable de leurs récits : dans les limbes, aux plus profond de l’inconscient dans Inception, dans une réalité parallèle ou dans la mort dans Donnie Darko.

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