Image du film Gravity de Alfonso Cuaron (2013).

Gravity ou la poésie factuelle des astronautes

Ce qui a commencé à se dissoudre et se perdre dès la fin des missions Apollo n’est pas seulement le rêve d’une colonisation de la Lune et de l’exploration humaine d’autres astres, mais l’émerveillement transmis par les premiers hommes ayant … Lire la Suite

Chewbacca (Peter Mayhew) et Han Solo (Harrison Ford) dans Star Wars, Episode IV, Un Nouvel Espoir (1977).

Star Wars, lutte pour l’ordre naturel

Un manichéisme un rien primaire définit et oppose Bien et Mal de façon radicale dans la première trilogie Star Wars (1977-1983) créée et supervisée par George Lucas : la lumière et les ténèbres sont clairement associés respectivement au premier et au second. Star … Lire la Suite

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Never Let Me Go ou le meilleur des mondes

Huit ans après le glaçant thriller Photo Obsession, avec un Robin Williams aussi génial qu’effrayant en employé de labo photo s’attachant plus que de raison à des clients réguliers, Mark Romanek est revenu en 2010 avec Never Let Me Go. Adapté du roman de science-fiction Auprès … Lire la Suite

Image du film Pleasantville de Gary Ross

Pleasantville, du rêve américain au totalitarisme

Pleasantville (Gary Ross, 1998) est un film sorti à la même période que The Truman Show (Pater Weir, 1998), Dark City (Alex Proyas, 1998) ou Passé virtuel (Josef Rusnak, 1999) qui mettent en scène des villes du passé (les années … Lire la Suite

Inception de Christopher Nolan

Inception, Donnie Darko et les boucles impossibles d’Escher

Le critique Albert Flocon écrivait à propos de l’œuvre du dessinateur et graveur M.C. Escher, en 1965 : « Son œuvre ajoute à l’excitation esthétique, toujours quelque peu passive, l’excitation intellectuelle d’y découvrir une structuration rigoureuse qui contredit l’expérience quotidienne … Lire la Suite

La science-fiction est née au cours du XIXème siècle avec le développement de la science et du positivisme scientifique qui l’accompagnait, ainsi que le rappelle le critique de cinéma Jean-Pierre Dufreigne : « Quand le punk bramait « No Future ! » déjà, il retardait. Le futur, l’actuel, existe depuis le XIXème siècle. Il est né avec les vaccins, le télégraphe Morse, l’avion, l’automobile, le cinéma et la science-fiction, qui résuma via Jules Verne, via H. G. Wells, les autres inventions. La SF fut donc décrété « conte de fées des temps modernes ». Non, répond l’écrivain Jean-Pierre Andrevon, « conte de faits. Des faits têtus qui prennent naissance autour de nous, tous les jours. La science-fiction se borne à leur donner un petit coup de pouce ». […] Le génie de la SF est d’ouvrir l’œil et de déceler, d’après ce qui se passe, ce qui va se passer. Le futur existe donc depuis que H. G. Wells et Jules Verne l’ont décrit au présent.» (L’Express, le magazine, spécial festival de Cannes, n°2549, p. 9.)

Depuis le renouveau du cinéma de science-fiction opéré par 2001 : l’Odyssée de l’espace (Stanley Kubrick, 1968), les films de science-fiction hollywoodiens se sont affirmés comme les sources les plus fertiles de l’imagination populaire et de la transmission qui en découle, grâce aux expériences futuristes extraordinaires que ces œuvres proposent de vivre. Ils proposent, comme 2001 : l’Odyssée de l’espace ou Star Wars (saga créée par George Lucas en 1977) de nouveaux mythes, ce qui paraît paradoxal dans la mesure où, en tant que « conte de faits » et non « conte de fées », la science-fiction semble s’opposer aux mythologies. Mais il n’en n’est rien car le caractère moderne de ces nouveaux mythes réside justement dans l’irruption du sacré à travers le matérialisme scientifique inhérent à toute œuvre de science-fiction.