Photographie d'Elodie Soria, 2016 (Instagram @cherrytartcustardpineapple)
11 novembre 2016

Collectionner le monde avant l’extinction

par Jérémy Zucchi

« Dans un monde en passe d’être soumis à un saccage généralisé, le collectionneur devient une sorte de sauveteur qui se consacre à une oeuvre pie de récupération. » Susan Sontag écrit ces mots en 1973 dans son recueil d’articles … Lire la Suite

Image du film Pleasantville de Gary Ross
19 avril 2015

Pleasantville, du rêve américain au totalitarisme

par Jérémy Zucchi

Pleasantville (Gary Ross, 1998) est un film sorti à la même période que The Truman Show (Pater Weir, 1998), Dark City (Alex Proyas, 1998) ou Passé virtuel (Josef Rusnak, 1999) qui mettent en scène des villes du passé (les années … Lire la Suite

Le père (Bill Paxton) après un carnage dans Emprise
23 janvier 2014

Emprise, des anges serial-killers

par Jérémy Zucchi

Emprise  (Bill Paxton, 2001) est une chronique dérangeante et émouvante de serial-killers « angéliques » : entre enfance et horreur, réalité et folie transmise par les mots du père, le film aurait été puissant malgré ses maladresses de série B si le … Lire la Suite

Batman (Christian Bale) sur sa Batmobile dans The Dark Knight
7 janvier 2014

The Dark Knight, l’anachronisme du chevalier noir

par Jérémy Zucchi

Un chevalier aujourd’hui : tel était l’anachronisme qui rendait incohérent le premier Batman ressuscitée par le cinéaste Christopher Nolan (Batman Begins, 2005). Mais c’est ce même anachronisme qui est l’enjeu du second, The Dark Knight (2008) : un chevalier peut-il … Lire la Suite

Néo se prend pour Superman dans Matrix Reloaded (Andy et Lana Wachowski, 2003)
4 janvier 2014

Schizophrénie de la trilogie Matrix

par Jérémy Zucchi

Répondre aux attentes des clients des blockbusters tout en insufflant une réflexion critique sur le cinéma hollywoodien lui-même, c’est le difficile équilibre du contrebandier, selon l’expression de Martin Scorsese. Les « contrebandiers » sont les réalisateurs qui introduisent au cœur d’une production … Lire la Suite

Philip K. Dick écrivait que « les producteurs, scénaristes, et réalisateurs qui créent [des] mondes vidéo/audio n’ont pas la moindre idée de la proportion de choses vraies qu’ils renferment. En d’autres termes, ils sont, comme nous, victimes de leurs propres produits. » (Conférence « Comment construire un univers… », 1979) Voilà pourquoi nous devons nous interroger sur les enjeux éthiques et politiques que recèlent les fictions que nous regardons, car elles véhiculent, parfois malgré les intentions de leurs auteurs, des idéologies dont nous devons pas être victimes en tant que spectateurs, mais que nous devons comprendre avant de choisir de les embrasser ou non.