Image du film Dune de David Lynch d'après le roman de Frank Herbert
28 février 2014

Dune, immersion ratée

par Jérémy Zucchi

Un film tel que Dune (David Lynch, 1984), d’après le cycle écrit par Frank Herbert, se fonde avant tout sur le monde qu’il tente de représenter. Il s’agit même d’un univers, aux multiples planètes et peuples, avec des organisations spécifiques. À … Lire la Suite

sailor-et-lula-marietta
22 février 2014

Sailor et Lula, le Magicien d’Oz sous ecstasy

par Cécile Desbrun

Baroque, violent, noir, déjanté, tendre, émouvant: les adjectifs ne manquent pas pour décrire un film qui est en soi… indescriptible. Sailor et Lula nous fait sortir radicalement des sentiers battus et emprunte des chemins aussi tortueux que palpitants pour nous faire vivre … Lire la Suite

Vision onirique du traumatisme donnant naissance à Elephant Man
29 janvier 2014

Eraserhead et Elephant Man, les monstres de Lynch

par Jérémy Zucchi

Après ses premiers court-métrages, David Lynch a réalisé deux premiers films radicalement opposés, deux films en noir et blanc centrés sur la figure du monstre. Eraserhead (1977) est très expérimental, description d’un monde-machine, logique du rêve construite patiemment durant 5 ans … Lire la Suite

Elephant Man de David Lynch (1980) - John Merrick lors de sa 1ère exhibition devant la communauté scientifique
22 janvier 2014

Elephant Man

par Cécile Desbrun

Elephant Man, deuxième long-métrage de David Lynch, est souvent considéré comme son premier film « classique »… ce qui est vrai et faux à la fois. Engagé par un Mel Brooks enthousiaste après avoir visionné Eraserhead (comme quoi !), le cinéaste s’est retrouvé pour la première fois à … Lire la Suite

Catégories : Dossier David Lynch
Eraserhead de David Lynch
20 janvier 2014

Eraserhead

par Cécile Desbrun

Premier film de David Lynch, Eraserhead est un véritable OVNI, aussi expérimental que barré, esthétiquement superbe mais dont il est de prime abord difficile de parler : comme tous les films du cinéaste, il s’agit d’une véritable expérience sensorielle qu’il est vain de réduire … Lire la Suite

mulholland-drive10David Lynch est un artiste majeur dont les œuvres ne cessent d’interpeller les auteurs des articles du blog Ouvre les Yeux, en particulier la journaliste Cécile Desbrun qui prépare un essai sur la femme fatale dans ses films. La filmographie de David Lynch peut être divisée en trois périodes distinctes :

La période des monstres

Un article compare les deux premiers long-métrages de David Lynch, Eraserhead (1977) et Elephant Man (1980), qui mettent tous les deux en scène des monstres. Ces derniers permettant notamment au cinéaste de dénoncer les conventions sociales, le monstre révélant les masques de chacun d’entre nous. Vous pourrez lire par ailleurs des analyses détaillées des films Eraserhead et Elephant Man.

Les étranges petites villes closes

Après le sublime ratage de son adaptation de Dune (1984), David Lynch invite ses spectateurs à venir habiter de petites bourgades dont l’apparente tranquillité sera perturbée par des soubresauts inquiétants. C’est l’inconscient refoulé qui resurgit dans la puritaine American Way of Life de Blue Velvet (1986). Nous consacrons deux analyses à ce film majeur (Les femmes fatales de Blue Velvet et Blue Velvet, enquêter sur le monde), afin de montrer comment David Lynch utilise l’imaginaire et les codes du film noir pour mettre à jour ce qui menace de détruire le rêve Américain. Quelques années plus tard, les deux saisons de la série Twin Peaks (1990-1991), prolongées par le film Twin Peaks: Fire Walk with Me (1992), enfermeront les spectateurs dans le cauchemar éveillé d’une petite ville des confins des États-Unis. Les notions de séparation, de frontière, étant au cœur de ces récits racontant la mise en danger ces petites villes closes, comme le montre l’article sur les villes étranges de Blue Velvet et Twin Peaks.

La route du cinéma

A partir de son film Sailor et Lula (1990), véritable hommage au Magicien d’Oz sous ecstasy, David Lynch inaugure une autre série de films, qui sont tous traversés par le motif de la route. La route de Lost Highway (1997) est sans fin, car elle est un véritable purgatoire d’images, tandis que celle de Mulholland Drive (2001) mène à la mort des images que les personnages se sont fait d’eux-mêmes, se projetant dans une réalité alternative qui n’est autre que celle d’Hollywood. Car la route de ces films ne conduit pas linéairement d’un territoire à un autre, à la différence de celle que parcoure Alvin Straight sur son tracteur dans Une histoire vraie (1999), mais introduit dans des réalités et des identités aussi multiples que les innombrables fictions possibles. Elle permet toutes les métempsychoses, jusqu’à faire du corps (de l’acteur) un simple réceptacle pour des âmes en transit (les personnages), comme le met en scène Inland Empire (2006).