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14 avril 2015

Les femmes fatales de Blue Velvet

par Cécile Desbrun

Comme nous l’avons vu dans l’article Enquêter sur le monde,  Blue Velvet met en scène un homme (spectateur-détective et double du cinéaste), deux femmes, l’une brune et l’autre blonde et une oreille comme pont entre les deux ou plutôt comme point d’entrée… Car le mystère … Lire la Suite

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14 avril 2015

Blue Velvet, enquêter sur le monde

par Cécile Desbrun

Après les errements de Dune, qui l’avaient fortement affecté, David Lynch retrouve  dans Blue Velvet le comédien Kyle MacLachlan (qui devient son acteur fétiche).  Blue Velvet  est un film caractéristique de son œuvre – mais encore étrangement linéaire – qui aboutira ensuite directement à la naissance de la série Twin … Lire la Suite

Mulholland Drive de David Lynch - Naomi Watts et Laura Elena Harring
2 mai 2014

Mulholland Drive, la mort des images à l’ère du numérique

par Cécile Desbrun

Film majeur dans la filmographie de David Lynch, souvent considéré comme le meilleur film de la décennie 2000, Mulholland Drive est un film aussi fascinant que complexe, reprenant les différents thèmes et motifs de Blue Velvet, Twin Peaks et Lost … Lire la Suite

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4 mars 2014

Lost Highway, un purgatoire d’images

par Cécile Desbrun

Back to black: un pur film noir Premier film de David Lynch depuis le prequel de sa série Twin Peaks, Fire Walk With Me (1992), Lost Highway plonge intensément dans l’univers du film noir déjà présent dans Blue Velvet, Twin Peaks et Sailor et Lula. Mais cette fois-ci, il n’y a pas de … Lire la Suite

Plan de l'ouverture et de la clôture du film Blue Velvet
28 février 2014

Blue Velvet et Twin Peaks, les villes étranges de Lynch

par Jérémy Zucchi

Après les monstres bouleversants, car si humains, de ses deux premiers longs-métrages, David Lynch amorce une nouvelle phase dans sa carrière, avec deux œuvres qui vont faire rentrer l’adjectif lynchéen dans le vocabulaire critique : le film Blue Velvet (1986) et la série Twin … Lire la Suite

mulholland-drive10David Lynch est un artiste majeur dont les œuvres ne cessent d’interpeller les auteurs des articles du blog Ouvre les Yeux, en particulier la journaliste Cécile Desbrun qui prépare un essai sur la femme fatale dans ses films. La filmographie de David Lynch peut être divisée en trois périodes distinctes :

La période des monstres

Un article compare les deux premiers long-métrages de David Lynch, Eraserhead (1977) et Elephant Man (1980), qui mettent tous les deux en scène des monstres. Ces derniers permettant notamment au cinéaste de dénoncer les conventions sociales, le monstre révélant les masques de chacun d’entre nous. Vous pourrez lire par ailleurs des analyses détaillées des films Eraserhead et Elephant Man.

Les étranges petites villes closes

Après le sublime ratage de son adaptation de Dune (1984), David Lynch invite ses spectateurs à venir habiter de petites bourgades dont l’apparente tranquillité sera perturbée par des soubresauts inquiétants. C’est l’inconscient refoulé qui resurgit dans la puritaine American Way of Life de Blue Velvet (1986). Nous consacrons deux analyses à ce film majeur (Les femmes fatales de Blue Velvet et Blue Velvet, enquêter sur le monde), afin de montrer comment David Lynch utilise l’imaginaire et les codes du film noir pour mettre à jour ce qui menace de détruire le rêve Américain. Quelques années plus tard, les deux saisons de la série Twin Peaks (1990-1991), prolongées par le film Twin Peaks: Fire Walk with Me (1992), enfermeront les spectateurs dans le cauchemar éveillé d’une petite ville des confins des États-Unis. Les notions de séparation, de frontière, étant au cœur de ces récits racontant la mise en danger ces petites villes closes, comme le montre l’article sur les villes étranges de Blue Velvet et Twin Peaks.

La route du cinéma

A partir de son film Sailor et Lula (1990), véritable hommage au Magicien d’Oz sous ecstasy, David Lynch inaugure une autre série de films, qui sont tous traversés par le motif de la route. La route de Lost Highway (1997) est sans fin, car elle est un véritable purgatoire d’images, tandis que celle de Mulholland Drive (2001) mène à la mort des images que les personnages se sont fait d’eux-mêmes, se projetant dans une réalité alternative qui n’est autre que celle d’Hollywood. Car la route de ces films ne conduit pas linéairement d’un territoire à un autre, à la différence de celle que parcoure Alvin Straight sur son tracteur dans Une histoire vraie (1999), mais introduit dans des réalités et des identités aussi multiples que les innombrables fictions possibles. Elle permet toutes les métempsychoses, jusqu’à faire du corps (de l’acteur) un simple réceptacle pour des âmes en transit (les personnages), comme le met en scène Inland Empire (2006).